Abidjan, le 06 Novembre 2026 – Le Ministre de l’Economie, des Finances et du Budget, Monsieur Adama COULIBALY, a présenté, le jeudi 05 novembre 2026 à l’Assemblée Nationale, deux projets de loi aux députés membres de la Commission des Affaires Economiques et Financières (CAEF). Il s’agit du projet de loi portant règlement du budget de l’Etat pour l’année 2025 et du projet de loi de finances rectificative 2026.
Le projet de loi de règlement arrête définitivement les comptes de l’exercice 2025.
Le Ministre a rappelé que, malgré un environnement international tendu, l’économie ivoirienne a enregistré une croissance de 6,5% contre 6,0% en 2024, portée par le Plan National de Développement (PND) 2021-2025. Le déficit budgétaire a été ramené à 3% du Produit Intérieur Brut (PIB), conformément à la norme communautaire de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA). Les aménagements opérés en cours d’année, équilibrés à 124,9 milliards de FCFA, ont porté le budget de l’Etat de 15 339,2 milliards de FCFA à 15 464,1 milliards de FCFA.
S’agissant du budget de l’année 2026, le Ministre a indiqué que l’exécution du budget de l’Etat est affectée par deux chocs extérieurs à savoir la hausse du cours du pétrole consécutive au blocage du détroit d’Ormuz et la forte baisse du cours international du cacao, qui a ramené le prix bord champ de la campagne intermédiaire à 1 200 FCFA le kilogramme contre 2 800 FCFA pour la campagne principale. Ces chocs ont conduit à réviser à la baisse les prévisions de recettes fiscales et douanières alors que l’Etat doit financer de nouvelles priorités pour soutenir les populations et les secteurs économiques touchés.
Le projet de loi de finances rectificative se traduit ainsi par une hausse nette du budget de l’Etat de 22,5 milliards de FCFA, qui passe de 17 350,2 milliards de FCFA à 17 372,7 milliards de FCFA. Le déficit budgétaire est porté à 3,8% du PIB en 2026, dans une trajectoire de retour à la norme communautaire de 3% en 2028.
A l’issue des présentations, les députés ont interrogé le Ministre notamment sur l’exécution des dépenses d’investissement, la mobilisation des recettes, l’endettement public, l’impact de la baisse du cours du cacao et la trajectoire du déficit.
Après avoir obtenu les éclaircissements sollicités, les membres de la CAEF ont adopté le projet de loi de règlement à la majorité et le projet de loi de finances rectificative à l’unanimité des membres présents.
DSIB
















